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L’hypersensibilité spécifiquement masculine reste pour beaucoup un non-sujet, et la littérature idoine reste encore maigre. (On notera par exemple “Fort comme un hypersensible” par Maurice Barthélémy et Charlotte Wils.) L’offre de stages et de conseils, tout comme la présentation du sujet dans les médias, restent encore très centrées sur le versant féminin de l’hypersensibilité. Cette dernière est depuis longtemps relativement bien acceptée en société (qu’on regarde simplement qui verse les larmes dans les vieux classiques du cinéma) même si les femmes hypersensibles éprouvent souvent bien des difficultés dans une société qui valorise peu l’hypersensibilité tant féminine que masculine - sauf peut-être dans les métiers artistiques. Elaine Aron écrit dans son livre sur les hypersensibles en psychothérapie ("Psychotherapy and the Highly Sensitive Person”, non traduit en français) qu’il n’existe non pas deux, mais quatre sexes - les femmes, les hommes, les femmes hypersensibles et les hommes hypersensibles. Elle explique qu’en terme d’acceptation culturelle, les hommes hypersensibles sont probablement ceux qui rencontrent le plus de difficultés tout en étant les moins entendus. Peu de femmes se rendent compte combien le vécu de ces hommes peut ressembler au leur. Les hommes hypersensibles rencontrent souvent encore un dédain particulier. La société utilise encore volontiers envers eux des dénigrements comme “lavette” ou “******* molle”. Ce qui rend le vécu plus difficile est que les hypersensibles manquent souvent d’assurance, quel que soit leur sexe. Se positionner en tant que personne plutôt discrète et silencieuse dans le vacarme de la société est donc d’autant plus difficile. Il importe alors de constituer des ressources intérieures et d’être dans un bon contact sincère avec soi-même, pour rester centré sur ses points forts et être moins atteignables aux blessures venues de l’extérieur. Cela s’apprend. Une difficulté réside dans le fait qu'une haute sensibilité est souvent culturellement associée à la "féminité" - comme s'il fallait abandonner en partie sa propre masculinité, ou même la trahir, pour aller explorer sa sensibilité. Cela provient de ce que les modèles classiques (et clichés) culturels apparaissent en majorité émotionnellement anesthésiés. Le blocage de l'accès à sa vie intérieure permet au héros de faire face aux tâches et aux menaces extérieures sans distraction émotionnelle. Cela a sans doute été un avantage pour la survie de l'espèce, sans quoi la culture n'aurait pas aussi longuement maintenu ces modèles ni dévalorisé ceux qui ne s’y tenaient pas. Mais aujourd'hui, la confusion entre sensibilité et féminité fait partie des programmations mentales à dépasser. Les hommes ont droit à une vie intérieure non moins riche que les femmes. Sur le chemin de la réconciliation entre le masculin et le féminin qu'il va bien falloir entreprendre, il pourrait bien incomber aux hommes hypersensibles un rôle de précurseurs. Mais beaucoup ne le savent pas encore. Peut-être y a-t-il en vous des choses que vous n’avez jamais dites, parce qu’aucun homme ni aucune femme ne vous a donné l’impression de vouloir ou pouvoir les entendre en étant dans l’acceptation et non dans le jugement. Pourquoi ne pas partager ces idées, prises de conscience et ressentis avec un homme qui a traversé des expériences similaires, et qui ne vous jugera pas mais vous accompagnera dans votre recherche de la route à suivre à l’avenir? Peut-être les choses difficiles rencontrées jusque-là pourront-elles prendre une tournure positive?

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Ruhige Achtsamkeit im Park von Versailles
Hypersensibilité masculine
L’hypersensibilité spécifiquement masculine reste pour beaucoup un non-sujet, et la littérature idoine reste encore maigre. (On notera par exemple “Fort comme un hypersensible” par Maurice Barthélémy et Charlotte Wils.) L’offre de stages et de conseils, tout comme la présentation du sujet dans les médias, restent encore très centrées sur le versant féminin de l’hypersensibilité. Cette dernière est depuis longtemps relativement bien acceptée en société (qu’on regarde simplement qui verse les larmes dans les vieux classiques du cinéma) même si les femmes hypersensibles éprouvent souvent bien des difficultés dans une société qui valorise peu l’hypersensibilité tant féminine que masculine - sauf peut-être dans les métiers artistiques. Elaine Aron écrit dans son livre sur les hypersensibles en psychothérapie ("Psychotherapy and the Highly Sensitive Person”, non traduit en français) qu’il n’existe non pas deux, mais quatre sexes - les femmes, les hommes, les femmes hypersensibles et les hommes hypersensibles. Elle explique qu’en terme d’acceptation culturelle, les hommes hypersensibles sont probablement ceux qui rencontrent le plus de difficultés tout en étant les moins entendus. Peu de femmes se rendent compte combien le vécu de ces hommes peut ressembler au leur. Les hommes hypersensibles rencontrent souvent encore un dédain particulier. La société utilise encore volontiers envers eux des dénigrements comme “lavette” ou “******* molle”. Ce qui rend le vécu plus difficile est que les hypersensibles manquent souvent d’assurance, quel que soit leur sexe. Se positionner en tant que personne plutôt discrète et silencieuse dans le vacarme de la société est donc d’autant plus difficile. Il importe alors de constituer des ressources intérieures et d’être dans un bon contact sincère avec soi-même, pour rester centré sur ses points forts et être moins atteignables aux blessures venues de l’extérieur. Cela s’apprend. Une difficulté réside dans le fait qu'une haute sensibilité est souvent culturellement associée à la "féminité" - comme s'il fallait abandonner en partie sa propre masculinité, ou même la trahir, pour aller explorer sa sensibilité. Cela provient de ce que les modèles classiques (et clichés) culturels apparaissent en majorité émotionnellement anesthésiés. Le blocage de l'accès à sa vie intérieure permet au héros de faire face aux tâches et aux menaces extérieures sans distraction émotionnelle. Cela a sans doute été un avantage pour la survie de l'espèce, sans quoi la culture n'aurait pas aussi longuement maintenu ces modèles ni dévalorisé ceux qui ne s’y tenaient pas. Mais aujourd'hui, la confusion entre sensibilité et féminité fait partie des programmations mentales à dépasser. Les hommes ont droit à une vie intérieure non moins riche que les femmes. Sur le chemin de la réconciliation entre le masculin et le féminin qu'il va bien falloir entreprendre, il pourrait bien incomber aux hommes hypersensibles un rôle de précurseurs. Mais beaucoup ne le savent pas encore. Peut-être y a-t-il en vous des choses que vous n’avez jamais dites, parce qu’aucun homme ni aucune femme ne vous a donné l’impression de vouloir ou pouvoir les entendre en étant dans l’acceptation et non dans le jugement. Pourquoi ne pas partager ces idées, prises de conscience et ressentis avec un homme qui a traversé des expériences similaires, et qui ne vous jugera pas mais vous accompagnera dans votre recherche de la route à suivre à l’avenir? Peut-être les choses difficiles rencontrées jusque-là pourront-elles prendre une tournure positive?

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